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Allez, on s'y remet sérieusement malgré la pluie et le vent, la nuit qui tombe plus tôt, mais ça, ça fait plutôt mon affaire…
Bonne nouvelle, Transcanadienne, le sister-blog de Nuit Blanche a pris son envol avec un blog rank de 40 et des visiteurs de plus en plus nombreux et de plus en plus assidus !

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Un tour du Canada en images et en temps réel…

Mes publications


Le texte intégral de "Transcanadienne, sur la piste des tueurs en série d'une mer à l'autre", sous forme de feuilleton. EN LIGNE !
DECONSEILLE AUX MINEURS ET AUX PERSONNES SENSIBLES !

ISBN 2-915792-03-8

ISBN 2-35396-008-2


ISBN 2-915792-00-3

Si ce blog vous ennuie…

Si, parvenu au module "recherche", vous n'avez toujours pas trouvé ce que vous espériez et que vous commencez à vous ennuyer ferme, alors n'hésitez pas, allez voir le site d'Emmanuelle Urien. J'adore ! Outre le fait que la propriétaire du dit-site est beaucoup plus photogénique que le quarantenaire très avancé que j'ai mis en illustration de mon blog, elle a aussi un humour décapant qui m'a séduit et continue de m'enchanter. Oui, je sais, je prends le risque d'une hémorragie massive de mon lectorat vers le site en question… J'assume. Un jour peut-être (si, si, on y croit !) elle et moi nous retrouverons côte à côte sur les rayons des librairies (elle a un peu d'avance, qu'elle en profite…) et donc, ce sera l'œil et la main du lecteur qui feront la différence. 
Et même si vous avez l'intention de revenir me lire ici, allez tout de même faire un tour chez cette jeune et talentueuse auteur (sans "e", elle trouve ça laid !). 

Le choix du prince


Critiquer les écrits des autres, ce n'est pas mon créneau… Mais quand c'est bon, il faut le faire savoir !

Cette semaine j'ai aimé :


Un été tout en douceur qui pourrait être le nôtre... On adopte ce souvenir, sans hésiter !


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Profil

  • : Christophe Dugave
  • nuit-blanche
  • : Homme
  • : Ile de France Canada Québec
  • : auteur chercheur
  • : Marié et père de trois enfants, chercheur au Commisariat à l'Energie Atomique, il me reste encore un peu de temps pour lire et pour écrire : des romans (dont un édité) et des nouvelles (certaines publiées aussi).

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Vendredi 6 novembre 2009

    

Par ordre inverse de parution

• Par genre :     - articles généraux, questions pratiques
                          - présentation de romans et extraits
                          - textes originaux (nouvelles, textes courts et poèmes)

• Accès direct à TRANSCANDIENNE, sur la piste des tueurs en série

Par Christophe Dugave - Publié dans : Sommaire
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Vendredi 6 novembre 2009
Voilà, mon dernier roman (en date) vient d'être déposé auprès d'une société de copyright et, peu de temps après, auprès des "Nouveaux Auteurs" pour le concours du Roman de l'été "Femme Actuelle". C'est aussi, de tous mes écrits, celui qui me tient le plus à cœur… Et pourtant, il n'y a vraiment rien d'autobiographique dans tout cela, contrairement aux autres romans où traînent toujours un personnage que j'ai connu, transformé, déformé, une situation vécue, un lieu visité… J'ai même cru bon d'ajouter à ce texte un petit préambule et une note qui présentent l'action et son contexte. En attendant de vous les livrer, voici le résumé, le 4ème de couverture disons (on peut toujours rêver).


Résumé

En juillet 1998, la France célèbre la coupe du monde de football. A Courcelle, dans la banlieue sud de Paris, Sandrine Berthaud, 16 ans, s'apprête à partir en vacances avec ses parents tandis que sa grande sœur, Cécile, va s'envoler pour un séjour au Canada. Rien ne semble devoir ternir leur bonheur : famille unie, vie aisée, réussite… Mais lorsque Sandrine surprend une conversation téléphonique et comprend que sa mère entretient une relation adultère, tout son univers s'écroule. Anéantie par ce qu'elle perçoit comme un mensonge au quotidien, elle cherche vainement un soutien auprès de Cécile qui ne pense qu'à son prochain départ. Incapable de supporter cette trahison d'une mère trop idéalisée, Sandrine tente d'attirer l'attention des siens en fuguant. Elle dérobe le passeport, l'argent et la carte de crédit de Cécile et, profitant de la ressemblance avec sa sœur, réussit à s'envoler pour le Québec. Mais là-bas comme ailleurs, mauvaises fréquentations et paradis artificiels sont des échappatoires trop faciles. De dérives en galères, Montréal n'est que la première étape d'un voyage sans retour qui mènera Sandrine des rives du Saint-Laurent aux trottoirs de Vancouver.



 
© Christophe Dugave 2009
Par Christophe Dugave - Publié dans : présentation roman
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Jeudi 5 novembre 2009
Première en ce qui me concerne, je me suis (de mon propre chef) retrouvé sur les bancs de l'école, non… d'un atelier d'écriture.  L'événement a occupé deux soirées du mois d'octobre et quelques rares chaises de la bibliothèque municipale de Bonnelles (78). Difficile, donc, d'y assister incognito d'autant plus qu'on m'a présenté comme le "romancier local" qui "a publié un thriller". Allais-je enfin apprendre (ou réapprendre) à rédiger ? La maîtresse de cérémonie, (l'écrivain Pascale Petit, en résidence dans le Parc de la Vallée de Chevreuse) nous a bien vite détrompés : pas de théorie, de techniques ni de démonstrations magistrales à la Joël Rebuchon ! Il s'agissait seulement d'essayer d'écrire… Autrement.

Pascale Petit, écrivain.


Même si la Dame est simple et sympathique, c'est un(e) écrivain, une vraie, et il fallait faire bonne figure et ne pas se laisser aller, si possible, à la facilité ! Car il nous a été proposé quelques petits exercices auxquels je ne m'attendais pas obligatoirement. Par exemple, le premier round était consacré aux énumérations telles que :


- Ecrire une liste de choses à la manière de Sei Shonagon (qui comme chacun sait est une poétesse japonaise du 11ème siècle qui a composé un livre uniquement fait de listes : choses désolantes, choses qui ne font que passer, choses qui gagnent à être peintes, etc…).
- Associer les mots ou les expressions ayant trait à un thème choisi, dans le style de Georges Pérec (là, c'est moins exotique).

Lors de la seconde séance, on pouvait choisir dans une série d'exercices allant de la définition poétique (Cf Francis Ponge) à l'enchaînement rythmique, et toutes sortes de jeux de mots pourvu que ce soit joli.
Facile, n'est-ce pas ? Sans compter que le thème était imposé puisqu'il fallait faire allusion à Bonnelles et au Parc ! D'ailleurs je vous livrerai bientôt le fruit de mes cogitations… Mais je lui laisse la primeur au cours du petit déjeuner poétique qui aura lieu le dimanche 22 novembre.
Bref, petites soirées stimulantes qui m'ont aussi permis d'en apprendre un peu plus sur mon village et certains de ses curieux habitants ! Attention, j'ai la liste…

Et pour savoir ce qu'est un blog (d'écrivain !) alimenté au jour le jour ou presque avec de jolis textes à la surprenante facture, rendez-vous sur Tor-ups !

Et pour la lire, voici une liste de ses publications :

Paris-Barcelone,nouvelles (n&b, 1997)
La ligne d’horizon,album jeunesse (Le Rouergue, 1997)
Les habitants des rêves,album jeunesse (Grandir, 1999)
Salto solo (L’Inventaire, 2001)
L’homme en question, roman (Sisyphos, édition bilingue français-allemand, 2002)
Monsieur Jones, théâtre(L’école des loisirs, 2005)
Tom Premier, théâtre(L’école des loisirs, 2005)
Tom II, théâtre(L’école des loisirs, 2006)
Tu es un bombardier en piqué surdoué (Le bleu du ciel, 2006)
Manière d’entrer dans un cercle & d’en sortir (Le Seuil, Déplacements, 2007)

NB : Cette version de l'article annule la précédente, écrite un peu tard dans la nuit, qui omettait un certain nombre de "s" et de "e" dont celui de Pascale, auquel elle semble très attachéeeeee (et elle a bien raison !).
Par Christophe Dugave - Publié dans : article général
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Mardi 20 octobre 2009
Voilà, le site Utopie Expérience est sur son trente et un pour son référencement Internet qui a commencé, du moins si on en croit la floraison de petits logos en bas de la page d'accueil.
Les plus observateurs auront remarqué que la collection Ubac s'est enrichie d'un premier titre que j'avais promis depuis longtemps en version pdf. Eh oui, Cam@rdage fait son grand retour, sur le Web cette fois-ci, ce qui devrait le mettre à l'abri du dépôt de bilan de son éditeur… Mais tout ceci est-il bien moral ?
Comme l'auteur de ce merveilleux thriller n'est autre que le fondateur d'Utopie, autrement dit ma pomme, me voilà donc juge et parti, moi qui, dans un précédent article jurais ne jamais vouloir m'autoéditer !
Mais j'ai quelques excuses…
Primo, il fallait bien alimenter le site pour le rendre un tant soit peu attractif.
Deuxio, il ne s'agit pas d'autoédition sauvage, c'est-à-dire sans comité de lecture, puisque le manuscrit originel est passé en 2006 entre les mains de censeurs implacables qui ont estimé qu'il pouvait être édité et mis sur le marché.
Tertio, Si vous trouvez ça abusif, rien ne vous empêche de venir mettre sur le site le résultat de votre dur labeur solitaire (mais on accepte aussi les écritures à plusieurs mains !). Le comité de lecture se montrera compréhensif mais intraitable tout de de même ! Cela dit, l'essentiel est de participer, non ?
Je signale aux petit(e)s sensibles qu'en prime, "Cam@rdage" a fait peau neuve et offre une nouvelle couverture à la fois plus sobre et moins dénudée… Bon d'accord, personnes souffrant d'arachnophobie s'abstenir, mais Web* oblige… Et les quelques coquilles textuelles ont été corrigées.
Enfin, Utopie va prochainement s'ouvrir à des écrivains (des vrais mais pas encore très connus) invités à y laisser un texte de leur choix, déjà publié ou non (et ce sans passage par le CL, puisqu'ils sont invité, logique non ?).
Pour terminer, j'ajoute que si j'ai d'autres œuvres de mon cru à ajouter, ça ne sera en aucun cas des manuscrits "vierges". Bien au contraire, je limiterai mon autopromotion aux nouvelles primées ou publiées, histoire de  respecter un tant soit peu la déontologie de ce site prometteur…

* Toile (d'araignée) en anglais.
Par Christophe Dugave - Publié dans : article général
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Jeudi 15 octobre 2009
Je le mentionnais dans la rubrique "actualité" comme une éventualité, un rêve, un projet, et voilà qu'en quelques soirées, il est devenu réalité (virtuelle, certes). Le site Internet UtopiE est né le 13 octobre ; il mesure déjà une bonne vingtaine de pages Web et contient quelques kilo-caractères. Pour le moment, le bébé se porte bien… Il dort. Mais il ne tient qu'à nous qu'il se réveille ! Voici son faire part de naissance que je n'ai pas voulu trop kitch !



Alors
UtopiE, c'est quoi ? A quoi ça sert ? Comment ça marche ?

En quelques mots, ce n'est qu'une expérience, un ballon d'essai, une bouteille à la mer pour créer une structure littéraire à la fois Internet et associative. Et si ça vous intéresse, vous pouvez lire la suite…


UtopiE, qu'est-ce que c'est ?

D'abord, son nom complet est
UtopiExpérience, première phase d'UtopiE. Ce qui laisse supposer qu'une seconde étape est prévue.  Et bien si on utilise aussi le "E" final, on peut songer à… "UtopiEdi…" Ça y est, je l'ai dit ! Non, voyons, ça n'est pas sérieux !!!
Je sais, le site ressemble furieusement à celui d'un petit éditeur avec son logo (assez réussi, non ?), son comité de lecture, ses formulaires et ses collections, déjà sept prévues, peut-être neuf (comme les neufs vies des chats, soyons fous !)… Ne manquerait plus que le paiement sécurisé ! Mais tout ça est à prendre au second degré. On est là pour s'amuser !
UtopiE est avant tout une plateforme, une devanture, destinée à promouvoir des auteurs et des illustrateurs qui peinent à trouver un éditeur sérieux (c'est-à-dire proposant des contrats à compte d'éditeur) et ceux qui hésitent à se perdre dans les arcanes de l'édition détournée : autoédition, compte d'auteur plus ou moins dissimulé, édition participative, édition sur souscription…
Dans le cas d'
UtopiE, tout est gratuit : l'accès, la publication, la lecture. Il suffit de s'inscrire.
J'entends déjà les esprits chagrins : « Le petit malin, il se prend pour un de ces auteurs de talent incompris et va s'autoéditer sous couvert d'un site fantoche…! ». J'avoue que j'espère bien placer quelques textes mais surtout, je souhaite n'être qu'un contributeur parmi tant d'autres.
UtopiE n'a rien à voir avec un blog.
Notez aussi que, comme il n'est pas encore question de droits d'auteur, ce dernier reste propriétaire de son texte et peut, à tout moment, demander qu'il soit retiré du site.


UtopiE pour quoi faire ?

Le but n'est pas de gagner de l'argent mais de se faire connaître, de confronter des styles, des visions, des textes, et puis aussi de rassembler un lectorat curieux et fidèle. L'auteur esseulé (c'est souvent le cas) bénéficiera d'une dynamique de groupe et pourra se prévaloir d'une sélection collégiale qui vaut bien celle d'un professionnel. Personne n'est rétribué mais si cela devait changer (avec l'accord de toutes les parties), l'auteur en serait le premier bénéficiaire.
Vous l'avez compris, si vous comptez faire fortune avec votre plume, ne venez pas traîner vos guêtres par ici, ça sera long et hasardeux. On va essayer de faire dans le futile et le beau plutôt que dans le rémunérateur.
A terme, l'idée est de fonder une association à but non lucratif autour de ce site (une fois qu'il tournera) et d'amasser assez de fonds pour envisager de réelles publications papier. Car
UtopiExpérience est une expérience justement et envisage, un jour, de gagner un peu d'argent en mettant sur le marché des "valeurs sûres", j'entends par là de jolis textes (au sens large du thème).
Des fonds, de l'argent ? Il va bien nous solliciter par un quelconque moyen…  Que nenni ! L'idée n'est pas de faire payer les auteurs, qui fournissent déjà le produit de leur travail, mais de mettre à profit la cotisation (modeste) des membres de la future association (qui ne peut faire de bénéfices et devra donc réinvestir), une éventuelle souscription des bibliothèques municipales partenaires et de solliciter diverses collectivités territoriales (je sais, les temps sont durs!). Et si les choses marchent vraiment bien, on peut envisager de financer des ateliers et diverses actions éducatives et culturelles.
Bref, tout cela relève de la plus pure utopie, je vous l'accorde. C'est bien le sujet du site, non ?


UtopiE, comment ça marche ?

UtopiE fonctionne d'abord sur le principe du "comité de lecture citoyen". Les fidèles du site tiennent la barre et décident quel texte sera publié et si certains de ces textes valent vraiment la peine qu'on déforeste un peu (mais on replante, effet de serre oblige !). Les évaluations des textes sont réalisées en double-aveugle, c'est-à-dire que l'auteur apparaît sous un pseudo inconnu de l'évaluateur, de même que l'écrivain en herbe ne sait pas par qui il a été jugé. Auteur et membres du comité de lecture se confondant parfois, cela évite les partis pris et les arrangements du style "je t'édite, tu m'édites, nous méditons…". Eh oui, personne n'est à l'abri des conjugaisons foireuse !
Vous l'avez compris, le dit "Comité de Lecture" sera exigeant et sans pitié, non mais !

Tout le monde peut accéder au site dans son intégralité, excepté le domaine "Comité de Lecture" réservé aux membres et celui des fichiers pdf à télécharger qui nécessite une préinscription (gratuite).
Comme sur tout site Internet qui se respecte, on y trouve aussi des actualités ainsi qu'un peu de publicité, non payante mais réservée à des associations littéraires, des salons etc…
Vous pouvez également laisser vos commentaires, élogieux ou critiques, vos suggestions et vos souhaits puisque
UtopiE est destiné à devenir le site des auteurs et des lecteurs.
D'ailleurs, ce site, je le trouve trop sage, trop propret… Il faudrait peut-être veiller à son éducations, non ?


Voilà, il ne me reste plus qu'à vous inciter à une petite visite. Attention, ça paraît vide et les peintures sont encore fraîches ! Ne cherchez pas le canapé, les meubles sont dans le camion. Alors, pour démarer vraiment cette vie
Utopique, je compte bien recevoir de jolis textes et aussi inviter quelques écrivains, des vrais cette fois mais pas obligatoirement très connus, ou bien des bloggeurs de talent, des habitués des forums littéraires etc…

Amusez-vous bien mais essuyez-vous quand même les pieds avant de rentrer !


(Cliquer sur la porte pour entrer)
Par Christophe Dugave - Publié dans : article général
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Mardi 13 octobre 2009
De l'anglais "thrill" (émotion, frisson), désigne en général un roman ou un film à suspense. L'ouvrage, s'il est à la hauteur de son appellation, devrait vous empêcher de dormir ou vous donner des cauchemars si vous avez l'imprudence de fermer l'œil ! Deux exemples de ce genre plutôt hétérogène


Il m'a fallu un bon quinze jours pour venir à bout des 650 pages du "Cercle du silence" de David Hepburn (éditions les Nouveaux Auteurs), c'est vous dire l'ampleur de mon ennui ! On était en droit d'attendre le meilleur de ce premier roman sélectionné par "Femme Actuelle", encensé par le comité de lecture, qualifié de génialissime etc…
Rien là-dedans qui accroche, saisisse, retienne. Le style est quelconque, souvent embarrassé et les dialogues miteux (n'est pas Michel Audiard qui veut !).
L'intrigue, intéressante (le trafic de jeunes adolescents destinés à la prostitution huppée et au tournage de "snuff movies"*) est traitée avec une maladresse candide. Le scénario prend l'eau version Titanic, coulé par des invraisemblances à l'allure d'icebergs. Tout y est confus : le héros (Derek ? Tom ? Clara ? Le fennec ?…), le cadre (je me suis cru à La Haye pendant 300 pages… On était où au fait ?), les situations dont on ne se tire qu'à coup d'improbables technologies version James Bond, les personnages caricaturaux…
Ce roman obèse aurait bien mérité une sérieuse cure d'amaigrissement, comprenez une relecture qui l'aurait ramenée à 350 pages ! Qu'il ait été cautionné par un grand écrivain (Paulo Coehlo) me laisse pantois ! Honnêtement, ça tient de ces premiers romans dont on est fier d'être venu à bout et qu'on range amoureusement dans un tiroir en espérant que personne (surtout pas un éditeur) ne tombera dessus !


Il en va tout autrement de "Deuils de miel" de Franck Thilliez (Editions La vie du rail), certainement l'un des meilleurs thrillers que j'ai lu ces dernière années et dévoré (presque) d'une traite. Tout y est : le style, la dynamique, le sujet original, le traitement saisissant, la fin surprenante… Bien meilleur que "Train d'enfer pour ange rouge" (où l'on faisait la connaissance du commissaire Franck Sharko), que "La chambre des morts" ou que "La forêt des ombres", ce roman-là marque, à mon avis, la véritable naissance d'une plume qui marquera à coup sûr la littérature noire.
Franck Thilliez, c'est d'abord un style très travaillé, précis, incisif, maintenu tout au long du récit, un véritable allié de l'intrigue. Plus homogène, mieux maîtrisé que précédemment, ce style étonant vous tient captif jusqu'à la dernière ligne.
L'histoire ensuite, à haut risque parce que complexe et très originale, ne verse jamais tout à fait dans l'invraisemblable. On n'y croit pas (quoi que…), mais on y adhère. C'est bien documenté, solidement bâti, mené tambour battant. La sauce prend dès les premières lignes et les surprises vous cueillent en plein vol.
Franck Sharko, le personnage principal, policier dépressif à tendances suicidaires, bourré d'anxiolytiques, en proie à des hallucinations, prend une véritable épaisseur dans ce récit délicieusement torturé. Et ce qu'on découvre au final confirme l'impression d'une certaine élégance narratoire.
Bref, c'est un roman à lire absolument, que vous aimiez ou non les thrillers, car au-delà de l'histoire, vous y découvrirez un auteur de grand talent !

* Snuff movie : film pornographique ultraviolent tourné sous la contrainte par des victimes d'enlèvement généralement sacrifiées au cours du tournage. Ces courts métrages montrant des scènes fr mises à mort réelles et sont vendus très chers sur les marchés parallèles (voir "8 mm", film policier de Joel Schumacher paru en 1999).
Par Christophe Dugave - Publié dans : article général
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